Les doigts dans la crise

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samedi 04 octobre 2008

Hécatombe bancaire : "par bonheur, ils n'en avait pas..."

Intéressante suggestion en couverture de SinéHebdo N°4 :

Oui mais voilà, comme chantait Brassens (Hécatombe) :

Ces furies à peine si j'ose le dire tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses: par bonheur ils n'en avaient pas!

puisque les primes d'éjection sont soudain devenues fort mal vues :


Plus sérieusement, je vous recommande fortement - à ce point là, c'est pratiquement un ordre... ;-) - la lecture de la "Revue Internationale des Livres et des Idées", bimestriel absolument remarquable qui a tout juste un an, dans lequel chaque article est pratiquement un essai, qui publie dans son numéro de septembre-octobre, entre autres papiers de grand intérêt et de haute tenue, un très très intéressant dossier sur "la seconde mort de Milton Friedman".

mercredi 24 septembre 2008

Les chars russes arrivent !

Lorsque Didier Reynders (qu'Yves Leterme, en refusant pour une fois de démissionner, vient honteusement de priver une fois de plus de l'avancement qu'il convoite légitimement, et cette fois... putain il a bien cru que ça y était !) a dénoncé la survivance de l'Etat soviétique sous les traits hideux du "Parti Socialiste", il ne faisait que relayer avec un courage méritoire et une lucidité sans faille, le cri d'alarme lancé par la présidente du patronat français.

Seule, soyons en assurés, sa légendaire modestie l'a empêché de revendiquer tout haut ce parrainage intellectuel prestigieux.

Au moment même (à peu près) où Didier déversait sa bile dans l'oreille d'un journaliste de la DH, en effet, Laurence Parisot tenait à Paris une conférence de presse (que l'on peut voir ici) durant laquelle (c'est vers la 13e minutes) elle a lancé un cri angoissé :

"Je trouve que, vraiment, la France est la patrie de la nostalgie du communisme d’une certaine façon. Je crois qu’il y a, chez nos élites, une idéologie quasi soviétique et en permanence dans les esprits."

Car en vérité, cher soeurs et chers frères (chers "frères" surtout), Laurence et Didier vous le disent : la vieille prophétie est en train de se réaliser.

Mais si, souvenez-vous : en mai 1981, quand François Mitterrand fut élu président de la République française, les prédécesseurs de Laurence Parisot soutenaient que les chars de l'armée rouge seraient sur les Champs Elysées dans les jours qui allaient (peut-être, parce que la fin du monde n'était pas totalement exclue) suivre.

Et bien ça y est. Ils arrivent pour de bon ! S'il leur a fallu plus de 27 ans pour arriver, c'est juste qu'ils ne sont plus tout jeunes et qu'ils ont déjà pas mal servi (en fait il faisaient même chauffer les moteurs depuis mai 1968 mais ils s'étaient arrêté à l'époque à Prague, où l'accueil populaire fut si émouvant qu'ils n'eurent pas le coeur de continuer vers l'ouest).

Mais qu'on ne s'y trompe pas : depuis mai 1981 ils progressent tous les jours un peu. Et depuis 1981, tous les événements qui ont en apparence bouleversé l'Europe - de la prétendue "chute" du mur de Berlin ("chute" bien douce et donc suspecte) à la dissolution (feinte) de l'URSS en passant par le démantèlement de l'Etat providence - n'est qu'une gigantesque ruse pour favoriser la soviétisation rampante des esprits, prélude à une annexion de l'Europe de l'Ouest par l'ogre russe.

Sarkozy, dont l'empressement à proclamer qu'il n'a jamais été de gauche ne peut plus dissimuler qu'il est en fait un agent de la gépéou (section de Neuilly) a jeté le masque en désignant les capitalistes à la vindicte populaire et en refusant d'embastiller un de ses ministres qui a été jusqu'à vouloir créer une taxe sur les petites cuillers en vermeil plastique. Le même Sarkozy, au cours de sa campagne électorale, avait préconisé l'adoption en France, et plus largement en Europe, du système américain des "subprime" [1] : immonde ruse visant, cela éclate maintenant au grand jour, à saper le capitalisme (qui rappelons-le une fois encore est l'ordre naturel des choses, d'essence divine).

Heureusement, le patronat - qui lors de précédentes invasions a largement fait la preuve que  face à l'ennemi il sait sacrifier ses intérêts égoïstes et choisir toujours le côté de celui qui semble tenir le manche les intérêts de la Nation - veille !

Et Didier Reynders sera évidemment à ses côtés dans ce combat. Seule la promesse de devenir enfin premier ministre de quelque chose pourrait le faire changer d'avis et/ou de camp.


 [1] en permettant aux acquéreurs d'un logement de contracter de nouveaux emprunts sur base de la plus-value supposée de la maison pour laquelle ils étaient déjà endettés jusqu'au cou pour 30 ou 40 ans.

mardi 23 septembre 2008

Sarkozy apporte la lumière sur la crise financière mondiale

Aujourd'hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l'épargne qu'ils ont mise dans les banques", a déclaré Nicolas Sarkozy à New York, en recevant le prix humanitaire de la Fondation Elie-Wiesel pour l'humanitaire.

"Notre devoir est de leur apporter des réponses claires. Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, chefs d'Etat, assumions nos responsabilités", a poursuivi le président (humanitaire) en exercice de l'Union européenne (humanitaire).


La réputation de menteur et de truqueur de Nicolas Sarkozy n'étant plus à faire, ces propos n'ont évidemment pas été de nature à rassurer les marchés. Ainsi, on a pu observer devant les banques dans de nombreux pays africains (ici en Somalie) la formation de files de petits épargnants rongés par l'angoisse et pressés de récupérer leurs fonds (spéculatifs).

Le mystère Peeters

Comme de coutume lorsque la tension communautaire atteint des sommets, les quotidiens s'appliquent à nous faire entrer dans les coulisses, feignant de faire partager par l'homme de la rue les secrets des "princes qui nous gouvernent".

Exercice difficile qui est la quintessence du travail journalistique [1] : parler à des gens qui pour la plupart s'en foutent de choses que l'on ne sait pas, ou si peu.

Mais parfois un incident stupide, imprévisible, vient ruiner cet opiniâtre travail de fourmi. C'est ce qui est arrivé sur le site de La Libre Belgique où ce mardi, un article nous conte par le menu la succession des réunions du week-end dernier, et en particulier comment Yves Leterme, le "sérial démissionnaire" bien connu, a refusé de se rendre une fois de plus à Laeken pour demander au roi de le décharger de sa mission, et cela malgré les pressions de ses "amis" politiques.

N'imaginez pas un instant que le sens du devoir, celui de sa responsabilité devant l'histoire ou la peur des conséquences pour la population de cette éventuelle démission soient à l'origine, selon l'article de LLB, de ce refus obstiné : seule la certitude qu'une démission de plus signerait la fin de sa carrière politique personnelle aurait retenu Yves Leterme. C'est conforme à ce que l'on sait du personnage, et à ce que l'on pense de la quasi-totalité du personnel politique actuel.

Mais l'article se termine de manière plutôt abrupte et nous laisse dans une cruelle incertitude :


Il vous faut donc imaginer la suite, terminer la phrase.

Je vous propose les hypothèses suivantes :

Kris Peeters quitte une réunion en

  • pétard
  • hurlant à la mort
  • rollers
  • vélo
  • caleçon moletonné
  • string à paillettes
Comme c'est dur de ne pas savoir (mais si l'une des deux dernières hypothèses ci-dessus est la bonne, j'espère que les photos sortiront bientôt) !


[1] 25 ans d'expérience m'ont conduit à cette conclusion

lundi 22 septembre 2008

Une étape decisive dans la lutte contre le terrorisme

Il est bien tard pour que George W. Bush assimile quelques rudiments de géographie, et notamment pour qu'il réalise que le Pakistan n'est pas le Laos (lui-même ayant réussi l'exploit d'être un Président U.S. plus méprisable que Richard Nixon, ce qui paraissait de prime abord impossible).

Toujours est-il qu'il aurait, selon le New York Times (quotidien néo-stalinien bien connu, selon Didier Reynders), autorisé les "forces spéciales" américaines basées en Afghanistan à opérer en territoire pakistanais, sans se soucier de demander une quelconque autorisation au gouvernement d'Islamabad, supposé "ami" (et à ce titre, comme tous les gouvernements "amis" des Etats-Unis autorisé à fermer sa gueule).

C'est ce qui s'est passé le 3 septembre, quand des hélicoptères américains, et probablement des soldats au sol, ont attaqué un village, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants (on reconnaît bien là la perversité des femmes et des enfants, qui se dissimulent lâchement parmi la population civile au mépris de toutes les règles !). La routine de la "guerre au terrorisme" : ces gosses-là, on en est certains, ne piloteront jamais de voiture piégée devant les hôtels de luxe.

Ces dernières semaines, les tirs de missiles par des drones américains s'abattent quasi-quotidiennement sur des maisons dans les "zones tribales", à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, tuant peut-être des combattants d'Al-Qaïda ou des talibans, mais aussi, surtout, des civils.

Là où ça devient amusant, c'est qu'on apprend lundi par l'AFP que "des forces pakistanaises" ont ouvert le feu dimanche contre des hélicoptères de combat américains qui avaient violé l'espace aérien pakistanais, et les ont ainsi contraints à retourner se mettre à l'abri en Afghanistan.

On se demandait à quoi pouvait bien servir cette guerre de l'Occident triomphant contre l'Afghanistan. Nous voilà fixés : c'est pour intensifier encore le chaos dans lequel la politique américaine a déjà plongé le Pakistan, puissance nucléaire faut-il le rappeler, et accélérer la prise de pouvoir des islamistes les plus radicaux à Islamabad. Et ça marche !

J'oubliais : huit Irakiens, dont un haut responsable de la police, ont été tués dimanche et près d'une centaine blessés dans une série d'attaques en Irak, dont deux attentats suicide à Kirkouk et Mossoul (nord), ont indiqué à l'AFP des sources proches des services de sécurité. A Bagdad, des inconnus ont abattu le général de brigade Adel Abbas, un haut responsable du département d'enquête criminelle au ministère de l'Intérieur, alors qu'il se rendait en voiture à son travail. Toujours à Bagdad, des assaillants ont tenté de tuer Ghasan Ridha, un cadre du ministère des Finances, en faisant exploser une bombe sous sa voiture. Il a seulement été blessé. Passons sur quelques autres attentats à la bombe, dont deux au moins à Bagdad.

Là aussi, la stratégie U.S. fonctionne à fond, l'horreur est quotidienne et banale.

samedi 20 septembre 2008

Didier Reynders, héritier idéologique de Degrelle, veut instaurer un régime "à la Pinochet"

Comment, que dites-vous ? Le titre vous semble légèrement outrancier ?

Tout dépend comment on l'apprécie.

Par exemple, si on le fait par comparaison avec les dernières déclarations à la "Dernière Heure" du vice-premier ministre fédéral, ministre des Finances, président du MR, chargé de cours à HEC (Liège) et - last but not least - Président du Golf de Bernalmont, ... bref la crème de la crème de l'establishment, ce titre est au contraire caractérisé par une grande modération. C'est même un exemple frappant d'understatement.

D. Reynders a été surpris en flagrant délit : il faisait des graffitis sur une affiche où figurait le nom d'un "socialiste" ! C'est pathologique !

Il est vrai que s'il s'était agi d'une interview de Michel Darden, toute la presse se serait immédiatement demandé ce qu'il avait bu, et en quelle quantité, avant de s'exprimer. Ainsi, quand la DH lui pose la question (si c'en est une) : "Vous vous en prenez aussi au Moc, le Mouvement ouvrier chrétien", le candidat gauleiter mosan répond : "Je n'ai jamais compris ce que c'était. En outre, le PS s'accroche encore trop souvent au PTB".

Qu'il n'ait jamais compris ce qu'est le MOC, on ne s'en étonnera pas. Trop peu des membres de ce mouvement jouent au golf pour cela. Et puis, songez que le "O" signifie "ouvrier" [1]... Pouaah ! Le vilain mot ! Rien que d'y penser Didier a le coeur au bord des lèvres, ce qui est spécialement dangereux dans son cas. Songez qu'il pourrait, du coup, vomir dans l'oreille d'un riche !

Mais qu'il trouve que le PS wallon "s'accroche au PTB"... C'est la faillite de Fortis Lehman Brothers qui lui chamboule quelque peu les neurones ?

Allez hop... en rééducation dans les caves de la Loubianka l'Elysette, le camarade Didier. Il a besoin d'un looooooooong repos.


[1] Toute personne raisonnable, surtout si elle préside un club de golf et un parti néolibéral, verra un signe indiscutable de l'emprise de l'idéologie bolchévique sur la Belgique contemporaine dans le fait qu'il y a actuellement QUATRE ouvriers parmi les parlementaires !  Rendez-vous compte ! La canaille est dans l'hémicycle. Du coup, les avocats, les médecins et les chefs d'entreprise ne se sentent plus chez eux à la buvette.

Fortis ne fera pas faillite. C'est promis !

A la "une" des quotidiens de "Sud Presse" ce samedi (20/9) :


Le problème, c'est quand même que quand on est le patron d'une grande banque, aux ambitions européennes, le seul fait d'être obligé de proclamer qu'on ne fera pas faillite, quelques semaine après la démission forcée de son prédécesseur et la placardisation du directeur financier, c'est en soi assez inquiétant.

En plus, depuis quelques mois, la crédibilité de la parole des dirigeants de Fortis n'est même plus au niveau de la mer qui, lui, a tendance à monter...

Autrement dit, soit lundi les clients feront la file pour vider leur compte, soit c'est que c'est qu'ils l'auront déjà fait pendant le week-end par le canal du PC Banking...

N'en disons pas plus, sinon Fortis va prétendre que sa déconfiture a été provoquée par un blog...

mercredi 17 septembre 2008

Verts comme les billets...

Voilà ce que j'ai trouvé de plus malin, et de moins fatiguant, à dire après ces quelques jours de silence.

A+

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En bref

Révoltes contemporaines

Jadis, les révoltes populaires (le cas échéant habilement canalisées par la bourgeoisie) aboutissaient parfois au raccourcissement de quelques aristocrates.

Au début du XXIème siècle, ce sont les révoltes d'actionnaires qui décapitent les banques.
Quant aux politiciens qui ont favorisé les agissements aventuristes des dits banquiers et spéculateurs, alors présentés comme les héros de l'époque, ils ont l'air plus que jamais confiants en leur propre génie et satisfaits de leur petite personne.

Trop cruel

Imaginez le supplice auquel est soumise la famille namuroise qui, nous dit-on, a gagné un peu plus de 9 millions d'Euros à la loterie "Euromillions" vendredi dernier.

Tout ce pognon, et pas une banque en qui avoir confiance pour l'y planquer.

Imaginez que ces pauvres gens se disent que les dépôts en banque étant garantis, en cas de faillite de la banque, jusqu'à hauteur de 20.000 € par client, il serait intelligent de répartir leur magot entre plusieurs établissements financiers, ne confiant à chacun que 20.000 €.

Et bien il leur faut en trouver 460 ! Vous imaginez le boulot ?

Caramba !

Non mais je rêve ! Reynders avait donc raison : c'est l'URSS ! Voire l'Albanie d'Enver Hodja !

"La nationalisation partielle de FORTIS fort probable" annoncent certains média dimanche soir.

Jamais, au grand jamais je n'accepterai de laisser ma fortune dans une banque nationalisée (1). C'est contraire à tous les principes d'une société libre (et non faussée).

Camarade Lippens, tenez bon, tous les vrais démocrates sont à vos côtés... Je vous en conjure, prenez la tête d'un vaste mouvement de résistance face au péril collectiviste. On n'est pas exactement le 18 juin, mais au moment où Bart De Wever prétend que le premier ministre est un émule de Pétain et où les bolchéviques occupent le ministère des Finances, vous êtes la seule boussole qui reste à Ce Pays. Un sursaut s'impose sinon, c'est sûr, au train où vont les choses les prolos vont annexer Knokke-le-Zoute.

(1) j'ai gagné à Euromillions récemment : 9,8, €

Not Wanted

Il paraît, à en croire certains média, que "la Star'Ac a perdu un million de téléspectateurs".

Je lance appel : si quelqu'un les retrouve, qu'il ne les rapporte surtout pas au commissariat le plus proche.
Personne n'ira les y réclamer.

Vu du bureau de Béatrice Delvaux...

J'écrivais il y a quelques jours que la quintessence du travail journalistique consiste parler à des gens qui pour la plupart s'en foutent de choses que l'on ne sait pas, ou si peu. On me l'a reproché.

"Le Soir", cependant, a tenu à voler à mon secours. Grâces lui en soient rendues ici.

"Rien n'est encore décidé pour relier Charleroi-Sud à Bruxelles" titrait en effet jeudi le site du quotidien bruxello-périphérique, à propos de la future gare de ... l'aéroport de "Brussels South Charleroi Airport".

C'est que, vue du bureau de Béatrice Delvaux, Charleroi ne sera sans aucun doute jamais aussi importante que Linkebeek ou Wezembeek-Oppem, et se réduit à un aéroport "low cost", quelques faits divers généralement crapuleux et pas mal de crasse dans les rues (ce dernier cliché étant, il faut en convenir, plutôt conforme à la réalité).

Tout cela parce que le porte-parole d'Infrabel, pour indiquer qu'on sait déjà qu'on va construire une gare et qu'on sait où, mais qu'on n'a encore aucune idée que la manière dont on va la relier au réseau (question il est vrai assez subalterne : ces emmerdeurs wallons veulent une gare, on va la leur donner mais faut-il vraiment qu'en plus elle soit reliée au réseau ferré ?), a pondu une phrase plutôt obscure : «Aucun tracé n’a encore été décidé pour relier les lignes ferroviaires qui vont de Charleroi-Sud à Bruxelles (ligne 124) et Charleroi-Sud à Ottignies (ligne 140) ».

Ce qui, vu du bureau de Luc Delfosse, signifie donc que Charleroi-Sud n'est pas actuellement reliée à Bruxelles et qu'on ne sait pas comment le faire. Les trains qui, depuis des temps immémoriaux, circulent entre les deux villes toutes les trente minutes quand tout va bien sont donc des trains fantômes, dont les passagers n'existent pas. A défaut de correspondre à la réalité, cette vision traduit assez bien la géographie mentale de certains journalistes bruxello-centrés.

Faites-vous plaisir

Lisez ceci :

http://www.bakchich.info/article5170.html

Combien ça vaut, une barraque aux USA ?

Tiens, combien ça vaut une maison aux Etats-Unis ? Il paraît qu'on vient d'en vendre une pour 1 $, mais c'est sûrement pas le prix normal... Au secours, Google.

Petite recherche en vitesse.... Bon, on va dire que ça doit être environ 200.000 $ (évidemment pas un palace à Manhattan sur la cinquième avenue, mais bon... et c'est juste une moyenne *.

Donc, avec le pognon que G.W. Bush, qui est en train de peaufiner son statut de plus mauvais président des Etats-Unis dans l'histoire, propose de consacrer au sauvetage des banques dont il a fidèlement exécuté la politique économique depuis bientôt 8 ans, avec les brillants résultats que l'on constate, il était possible d'offrir une maison "moyenne" à 3.500.000 familles américaines (3.500.000 X 200.000 $ = 700.000.000.000 $). Gratos. Cadeau.

Lire la suite...

Dix ans après

C'est aujourd'hui le dixième anniversaire de l'assassinat de Semira Adamu par un homme de main armé d'un coussin et de l'assurance de l'impunité.  Il était à notre solde, à nous tous.

La honte et la peine sont intactes.

Plus rassurant que De Gucht, tu meurs...

Il n'y a pas que le patron de Fortis qui soit vachement doué pour apaiser les inquiétudes de ses contemporains. Le Ministre des Afffaires (qui lui sont) étrangères Karel De Gucht (VLD) s'y entend aussi comme un chef.

Dans une interview à la "Dernière Heure" (encore elle !) ce dimanche (21/9) il affirme - après avoir expliqué que le gouvernement fédéral est à peu près paralysé par l'ambiance infecte qui règne entre ses membres et que la Flandre est rongée par un virus nationaliste - que l'indépendance de la Wallonie et de la Flandre est "une fata morgana. Comme l’adhésion de la Wallonie à la France. Ou comme ce fameux corridor entre Bruxelles et la Wallonie : on n’imagine pas combien cela a nui à l’image de la Belgique ! Autre idiotie, l’idée que la Flandre va conserver Bruxelles, en cas de scission du pays : ce n’est pas nous qui allons en décider, mais les Bruxellois. Ce sera même le premier prix que la Flandre payerait pour son indépendance".

OK, jusque là tout va bien, c'est une opinion raisonnable. Discutable, mais raisonnable. Mais, dites-nous  geachte Karel, en quoi consiste le "ciment" qui va continuer à tenir ensemble Flandre et Wallonie, hein... dites-nous ...
Cette scission est une vue de l’esprit. Entre autres, à cause de la situation financière du pays.

En résumé, donc, tout va mal et c'est pour cela que la Belgique n'éclatera pas. Et donc si on comprend bien, il faut stopper d'urgence le redressement économique de la Wallonie et prier pour que la crise internationale s'éternise, sinon c'est la cata....

Laekenologie appliquée

Jadis, nous savourâmes, de gré ou de force, les oeuvres de ceux qui s'étaient auto-proclamés "kremlinologues" et qui prétendaient rendre intelligibles les proclamations qui s'échappaient des bureaux de Brejnev et consorts, qui il faut bien le dire étaient le plus souvent assez indigestes.

Mais qu'est-ce à côté du rapport que trois guignols fatigués, par lui mandatés afin de permettre à la classe politique de passer l'été à peu près tranquillement, viennent de remettre au Roi ? Le temps est donc venu des "laekenologues"...

Dans ce "rapport" - dans lequel ils disent estimer "qu’un consensus peut se dégager sur les points suivants...", ce qui a été aussitôt démenti par les faits -  on lit des choses aussi réjouissantes que ce chef d'oeuvre, qui, s'il y avait une justice, devrait valoir à ses auteurs au minimum un prix Rossel :

La structure de dialogue entamera des négociations sérieuses et crédibles devant aboutir à une réforme approfondie et équilibrée de l’Etat conduisant à un rééquilibrage du centre de gravité institutionnel, notamment en attribuant une autonomie, des compétences et des responsabilités accrues aux entités fédérées, sans remise en cause de la solidarité interpersonnelle.

Imaginons un instant, un seul petit instant, que les bouffons du Roi se soient, pour une fois, laissés aller à rompre avec toutes les habitudes nées d'une trop longue carrière politique. On aurait alors pu lire quelque chose comme :

La soi-disant "structure de dialogue" (c'est assez con comme dénomination mais il fallait bien qu'on trouve un nom) entamera, si on parvient à éviter que des membres se foutent sur la gueule avant, des négociations pour amuser la galerie jusqu'aux élections de 2009, en discutant d'une réforme superficielle et bâclée de l'Etat conduisant à foutre complètement en l'air sa structure en faisant en sorte que plus personne ne soit capable de dire où on a caché le centre de gravité institutionnel (ce qui ne veut strictement rien dire, mais fait sérieux).

Il n'existe aucun consensus possible sur ce que devrait être cette réforme, la seule chose sur laquelle tout le monde s'entend c'est qu'il faut répéter qu'on ne mettra pas à mal la "solidarité interpersonnelle", même si évidemment ces mots n'ont pas du tout le même sens pour les différents protagonistes et si, de toutes manières, personne n'y croit (puisque par exemple ce vendredi le gouvernement flamand a décidé à l'unanimité de refuser de verser les 361 millions promis au budget fédéral, et a adopté des mesures pour que l'argent flamand ne soit distribué qu'à des Flamands, des vrais).  Mais tous les vieux routiers de la politique conviennentt que l'essentiel est de cacher la réalité  aussi longtemps que possible pour ne pas affoler le populo.

D'accord, c'est plus long. mais plus clair et plus sincère quand même.

La citation du jour

A la "Une" de Nord-Eclair de vendredi (19/9) en gros caractères :

"En Wallonie picarde, c'est à Celles que l'âge moyen au moment du décès est le plus élevé : presque 78 ans. A l'autre bout de ces statistiques, on trouve la commune de Celles, où on ne dépasse guère les 71 printemps..."

Oui, mais et à Celles ?

Ike nous épate franchement

"Le Texas déclaré zone sinistrée. Il a été balayé par Ike (...) . L'ouragan a submergé des centaines de kilomètres de terre. Sur la côte, les vagues ont atteint 5 kilomètres de haut..." (Nathalie Maleux dans le Journal Télévisé RTBF de 13 h - dimanche 14/9)

Le "wishful thinking" a encore frappé ?

Damned !

Les forces du mal se seraient-elles encore jouées de nous en prenant déjà le contrôle de Siné-Hebdo (que j'ai pas trouvé chez mon marchand de journaux favori) ?

J'ai des craintes. Lire ICI et aussi LA.

Qu'est-ce que je disais, ce matin ... ?

Comme annoncé ici même ce matin, le conseil d'administration de l'IRE vient d'adresser un message très clair à Paul Magnette :


Bon, d'accord, ils ont une manière plus diplomatique de l'exprimer, mais l'idée y est.
Au terme d'une réunion marathon, jeudi soir, le Conseil d'administration de l'IRE a en effet diffusé un communiqué, dans lequel on peut lire :

Le directeur général a également été chargé d’enquêter sur les manquements de toute nature, humains ou organisationnels, qui ont été constatés et de prendre les éventuelles mesures nécessaires pour y remédier. Tout en soulignant l’engagement du personnel pour surmonter la crise, le conseil a réitéré son soutien au directeur

Vous voyez le mot "sanctions" quelque part, vous ? C'est on ne peut plus clair, non ?

La citation du jour

"Nous avons confié le secteur de Kaboul à l'armée nationale afghane"
Hervé Morin, Ministre français de la Défense et des soldats décorés à titre posthume (sur France Inter jeudi matin).

Et ils vous ont dit merci, au moins ?

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