Les doigts dans la crise

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dimanche 11 juillet 2010

La fête du foot finie, il reste aux sud-africains leurs yeux pour pleurer

Soixante-quatre matches de foot plus tard, c'est qui qu'a gagné la Coupe du Monde de foot ? La FIFA. Et qui c'est qu'à perdu ? La population de l'Afrique du Sud, qui n'a pas fini de payer les conséquences.

Un rapport explosif intitulé « Player and Referee : Conflicting interests and the 2010 Fifa World Cup » a été diffusé par l’Institut d’études sud-africain sur les questions de sécurité.  Financé par l’Open Society Foundation for South Africa, ce rapport de 248 pages énumère les bouleversement induits par cette Coupe du monde.

La multiplication des grands chantiers pour la réfection, la construction et la gestion des stades a agi comme un véritable accélérateur de la corruption. Les contribuables sud-africains y laissent des plumes : l'équivalent de 3,2 milliards d’euros, dilapidés pour que l'Afrique du Sud puisse faire bonne figure aux yeux du monde et donner un illusoire coup de pouce à l'industrie touristique.  Rien n'était trop beau : à elle seule la rénovation du  Soccer City Stadium de Johannesburg, dans le quartier de Soweto, a coûté environ 340 millions d’euros. Pour ce prix là, en Belgique on construit un truc comme la gare de Liège...

La gestion du stade a été confiée en toute opacité à une société inconnue, créée pour l'occasion, à l'actionnariat des plus suspects et qui bénéficie de conditions contractuelles pour le moins étonnantes, qui lui garantissent la totalité des recettes dégagées lors du Mondial et 72 % des recettes futures si l’exploitation du stade génère moins de 1 millions d"Euros de profit par an. Autant dire que les contribuables, eux, ne doivent pas s'attendre à récupérer leur mise avant plusieurs générations...

L'économie sud-africaine, et tout particulièrement l'industrie hôtelière, semblent loin de pouvoir pavoiser : des dizaines de milliers de chambres d'hôtel sont restées inoccupées. Pas très étonnant quand on sait que les prix avaient pour la circonstance été multipliés, en dépit des assurances données, par un facteur de 4 à 10 par des sociétés intermédiaires proches de la FIFA auxquelles celle-ci avait concédé un monopole.

La FIFA, quant à elle, a empoché près de 2 milliards d'Euros rien qu'en droit de retransmission télé. Les finances publiques de l'Afrique du Sud y ajoutent 310 millions d'Euros. Au total, la FIFA devrait réaliser un bénéf brut de l'ordre de 1.860.000.000 d'Euros !

L'observation de ce qui s'est passé dans les pays qui ont accueilli les grandes compétitions sportives internationales avant eux aurait pu inciter les autorités sud-africaines à un peu plus de prudence. Au Portugal, l'ancien Ministre de l'Economie Augusto Mateus, a récemment proposé de détruire les stades construits pour l’Euro 2004, dont l'entretien est ruineux et l'utilité douteuse. Quand aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, les Canadiens viennent seulement d'achever d'en solder la douloureuse. Les Grecs, eux, viennent de se voir présenter avec quelque brutalité l'addition engendrée par les Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 : 9 milliards d'Euros. 

Cela n'empêchera pas, on peut en prendre le pari sans grand risque, Alain Courtois (MR) d'expliquer encore et encore tous les bienfaits économiques qu'on peut attendre de l'organisation du Mondial 2018 en Belgique. On peut se rassurer en se disant qu'entretemps elle aura peut-être cessé d'exister...

jeudi 08 juillet 2010

Windows ou Mac ?

Si on en croit le site d'intox "7sur7.be" (8 juillet), la police a trouvé :

Elle se nourrissait avec les miettes qui tombaient entre les touches du clavier quand Danneels s'empiffrait des chips en surfant sur des sites louches ou en jouant à GTA ?

dimanche 27 juin 2010

La mobilisation générale n'est pas la guerre

Il est temps de faire revenir fissa les F-16 belges d'Afghanistan, non ?

Avec un boche sénile élevé chez les Hitlerjugend à sa tête, l'Etat souverain du Vatican ne semble pas loin de nous déclarer la guerre. Benito XVI s'en prend à la Justice  de notre petite terre d'héroïsme, apparemment coupable de ne pas avoir compris que les évêques catholiques appartiennent à une "caste supérieure", qui n'aurait de comptes à rendre ni à la Justice des hommes ni surtout à leurs victimes directes ou indirectes.

Le ton monte à toute allure : à la télé, le Ministre de la Justice, Stefaan De Clerck a établi implicitement un parallèle entre "l'affaire Dutroux" et les faits de pédophilie au sein de l'église catholique romaine.

Va-t-on parquer dans un camp toute la hiérarchie catholique, agents d'une puissance étrangère hostile, comme firent les Etatsuniens avec les ressortissants japonais à l'époque de l'attaque de l'empire du Soleil Levant sur Pearl Harbor ? 

Si on les internait tous aux Lacs de l'Eau d'Heure ? Merde, pas possible; c'est plein de gosses en cette saison.

dimanche 13 juin 2010

Merci pour votre confiance...

Au soir des élections législatives anticipées, il ne fait guère de doute, au moment où les premiers résultats sont connus, qu'une grande partie du corps électoral a appliqué à la lettre les consignes de vote données ici il y a peu.

"Les doigts dans la crise" apparaît donc incontestablement comme le site le plus influent de la blogosphère en Belgique....

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lundi 07 juin 2010

Les apparences sont (elles aussi) trompeuses, nom d'une pipe !

Je n'écris pas de poèmes mais, de toutes façons, les poèmes ne sont pas des poèmes.

Il y a longtemps, on m'a fait comprendre que la Palestine n'était pas la Palestine; et j'ai aussi été informé que les Palestiniens n'étaient pas des Palestiniens. On m'a également expliqué que le nettoyage ethnique n'est pas un nettoyage ethnique. Et quand le vieux naïf en moi a vu des combattants pour la liberté, on m'a expliqué très patiemment qu'ils n'étaient pas des combattants pour la liberté. Stupidement, j'ai remarqué l'arrogance, l'oppression et l'humiliation, et ils m'ont alors éclairé avec bienveillance de telle sorte que je puisse voir que l'arrogance n'est pas de l'arrogance, que l'oppression n'était pas de l'oppression et que l'humiliation n'était pas de l'humiliation.

J'ai vu la misère, le racisme, l'inhumanité et un camp de concentration. Mais ils m'ont assuré qu'ils sont experts en misère, en racisme, en inhumanité et en camps de concentration et que je pouvais les croire sur parole : ceci n'était pas de la misère, du racisme, de l'inhumanité et un camp de concentration.

Au fil des années, il m'ont raconté tant et tant de choses: qu'une invasion n'était pas une invasion, qu'une occupation n'était pas une occupation, que le colonialisme n'était pas du colonialisme, et que l'apartheid n'était pas de l'apartheid.

Ils ont ouvert mon esprit simple à des vérités encore plus complexes que mon pauvre cerveau était bien incapable de concevoir par lui-même. Par exemple : "posséder des armes nucléaires" n'était pas "posséder des armes nucléaires", "ne pas posséder d'armes de destruction massive" c'était "avoir des armes de destruction massive".

Et aussi : la démocratie (dans la Bande de Gaza) ce n'était pas la démocratie.
Mais avoir des citoyens de seconde zone (en Israël) ça c'était la démocratie.

Alors, excusez-moi si je ne suis guère surpris d'apprendre aujourd'hui qu'il y a plus de choses encore que je ne croyais qui pouvaient sembler évidentes mais qui ne le sont pas : les militants pour la paix ne sont pas des militants pour la paix, la piraterie n'est pas de la piraterie, le massacre de civils désarmés n'est pas un massacre de civils désarmés.

J'ai un cerveau si limité et mon ignorance est illimitée. Et ils sont si foutrement intelligents. Vraiment

(s) Ghassan Hage

Ghassan Hage est professeur d'anthropologie et de théorie sociale à l'Université de Melbourne.
L'original de ce texte se trouve sur le site de "Electronic Intifada"


jeudi 03 juin 2010

J-CALL : les crimes contre l'humanité, pas de problème. Mais il faut que "ça marche"...

Quelle est, dans l'affaire de l'acte de piraterie sanglante commis par Israël, l'attitude de J- CALL, ce rassemblement de "juifs éclairés", lanceurs d'un "appel à la raison", qui contestent la poliitique du gouvernement israélien dans la mesure - et dans la mesure seulement - où ils la trouvent néfaste pour l'intérêts d'Israël ?

Elle est, conformément à ce qu'on pouvait attendre, faite d'une parfaite indifférence tant pour les victimes de la barbarie de l'armée israélienne, dont le communiqué publié par J-CALL ne fait aucune mention même indirecte, que pour la population de Gaza, et réclame la poursuite d'un prétendu «processus de paix» qui n'a pour but et pour perspective que d'achever, au moindre coût possible pour les sionistes, la guerre de conquête de 1948 au détriment du peuple palestinien.

Que dit J-CALL  (communiqué du 1er juin 2010) ?

Le Hamas, instigateur avec une fondation islamiste turque de l’envoi de la flottille, va une nouvelle fois sortir vainqueur d’une confrontation inutile qu’il a recherchée et il risque de réussir à compromettre la reprise fragile des négociations indirectes, via les Etats-Unis, entre l’Autorité Palestinienne et le gouvernement israélien.

En prenant la décision de faire intervenir son armée, Israël est tombé dans le piège que lui tendait l’organisation palestinienne.

Comme durant l’opération « plomb durci » il y a plus d’un an, le gouvernement israélien ne tient compte ni de l’opinion internationale, ni de la guerre des images perdue à chaque opération et s’entête dans une politique de confrontation qui ne mène qu’à des impasses.

Il est temps pour Israël de constater que le blocus de Gaza qu’il conduit avec l’Egypte depuis 3 ans et continue de maintenir, notamment, pour obtenir la libération de Guilad Shalit, est contre productif et ne sert qu’à renforcer le mouvement islamiste.

Il est encore temps, face au déchaînement des passions, de faire appel à la raison. Israël doit tout faire pour obtenir des négociations directes avec l’Autorité Palestinienne qui est son véritable partenaire en s’aidant de ses amis sur la scène internationale. C’est seulement en activant le processus de paix et en renforçant le pouvoir de Mahmoud Abbas qu’Israël évitera un isolement qui ne profite qu’à ses pires ennemis.

Nulle condamnation, donc, de la sauvagerie déchaînée contre des civils. Pas même des "regrets". Nulle condamnation de la violation flagrante - une de plus - du droit international. Pas l'ombre d'un rappel des résolutions de l'ONU qui réclament la fin du blocus de la Bande de Gaza. Rien de tout cela...

Le blocus de Gaza lui-même n'est jugé néfaste ni parce qu'il constitue une punition collective contre 1,5 million de gazaouite, ni parce qu'il cherche à priver les Palestiniens du droit de choisir librement leurs dirigeants, ni parce qu'il vise à renverser un gouvernement qui fut - quoiqu'on puisse en penser par ailleurs - élu au terme d'élections parfaitement démocratiques (d'ailleurs voulues par les pays occidentaux et présentées comme l'alpha et l'oméga de la démocratisation de la société parlestinienne... jusqu'à ce qu'on réalise que ce peuple indocile n'avait pas choisi les favoris de l'Oncle Sam, qui se trouvent aussi être  - quelle surprise ! - ceux de la puissance occupante).

En résumé, ce blocus - qui entre parfaitement dans la définition du "crime contre l'humanité" retenue dans le traité fondateur (dit "Statut de Rome") de la Cour Pénale Internationale (art. 7) * - n'a pour J-CALL pour seul inconvénient que son inefficacité.

J-CALL n'a rien contre les crimes contre l'humanité commis par Israël. Ils veulent seulement que "ça marche".

Ce qui préoccupe exclusivement J-CALL, c'est que la "maladresse" du gouvernement Netanyahou va profiter au méchant Hamas, alors - l'aveu est énorme - qu'«en activant le processus de paix et en renforçant le pouvoir de Mahmoud Abbas [..] Israël évitera un isolement qui ne profite qu’à ses pires ennemis ».

Sachant que le soi-disant «processus de paix» piloté par l'Oncle Sam n'a jamais apporté aux Palestiniens qu'une répression accrue et la colonisation d'une partie de plus en plus considérable de leur territoire, et qu'en aucun cas le gouvernement Netanyahou ne tolèrera qu'il en aille autrement dans l'avenir, J-CALL ne pouvait dire plus clairement qu'il s'agit de jouer encore un peu la comédie de la recherche de la paix pour atteindre les buts de guerre des sionistes par la ruse plutôt que par la force. Le tout est de feindre de négocier assez longtemps pour qu'il n'y plus rien à négocier.

J-CALL apporte du même coup - hélas - la confirmation que le Hamas est la seule force politique palestinienne que les sionistes craignent réellement, la proportion des responsables de l'Autorité Palestinienne qui ont versé dans une collaboration honteuse étant désormais assez importante pour qu'ils n'aient plus rien à craindre de ce côté.

A la lumière de cette prise de position, il temps que ceux, parmi les amis du  peuple palestinien, sur qui des mots comme "paix", "négociation" et "appel à la raison" ont un effet comparable à celui de la lumière sur les papillons de nuit réalisent que J-CALL n'est rien d'autre que le même adversaire qu'ils combattent depuis toujours, se présentant sous d'autre oripeaux. Leur discours, plus subtil et donc potentiellement plus redoutable que celui des sionistes à front de taureau, dont les outrances suffisent le plus souvent à discréditer le discours, n'est qu'une tenue de camouflable idéologique.

Et puisque les slogans à consonance anglo-saxonne leur plaisent, disons clairement : J-CALL SUCKS !


* constituent notamment des "crimes contre l'humanité", les faits suivants commis "dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute une population civile et en connaissance de cause" : ..... e) emprisonnement ou autre forme de privation de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international .... h) persécution de tout groupe ou collectivité identifiable pour des raisons d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du §3, ou en fonction d'autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit interntional, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la cour [Pénale Internationale]. .... k) autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grande souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale".

lundi 31 mai 2010

BHL est-il plus con que méchant ? ou pas ?

The famous french philosopher que le monde envie à la France est à Tel Aviv. Il a particulièrement bien choisi son moment, et il n'est pas le seul dans ce cas. Mme Bernard Koukouchner, mieux connue sous le nom de Christine Ockrent, y est aussi.

Et, fidèle à une tradition solidement établie, BHL - l'homme qui ne s'est jamais trompé en dépit du nombre impressionnant de conneries qu'il a débitées dans des média toujours prêts à accueillir Sa Suffisance - BHL a tenu à proclamer :

Il n'a jamais vu une armée aussi démocratique, et qui se pose autant de questions morales que l'armée israélienne (Tsahal pour les intimes).

Il est vrai qu'on a rarement vu un philosophe - mais qui croit encore qu'il en soit un ? - qui s'en pose aussi peu, au point qu'on le vit se pavaner sur un char israélien pour faire une entrée triomphale dans la Bande de Gaza, il y a un an et demi.

C'est ce qui permet de répondre à la question : BHL est-il plus que con que méchant ?
Non. Juste autant.

mercredi 26 mai 2010

Vous n'avez pas l'impression qu'on se fout un peu de votre gueule, à propos de l'Afghanistan ?

Quel effet ça vous fait si quelqu'un essaie de vous faire croire que c'est pour défendre les droits des femmes que la Belgique participe à la coalition militaire qui guerroie depuis huit ans en Afghanistan ?

Ca a l'air d'une blague non ?  Quand vous entendez cette énormité, vous regardez votre interlocuteur, et si il/elle a l'air sérieux*, il ne vous reste qu'à conclure soit qu'il/elle est vraiment très très gravement atteint(e), que les étages supérieurs ne répondent plus, ou alors qu'il/elle se paie franchement votre gueule.

En tous cas, moi, c'est l'effet que ça me fait. L'idée d'être une minorité à moi tout seul ne me rebute pas outre mesure, mais dans ce cas précis je ne désespère pas que ce sentiment, quand même, soit partagé par quelques un(e)s.

Et bien pourtant, mardi, le CDH n'a pas craint de proclamer que "un départ précipité d'Afghanistan provoquerait le retour des Talibans à Kaboul et des souffrances terribles pour les femmes".

Si si ! C'est pour que les femmes afghanes puissent,sans craindre les foudres des méchants Talibans [1], porter du vernis à ongles, et ainsi accéder à la dignité d'être humain à part entière [2] que l'Occident humaniste et surtout chrétien mobilise le meilleur de sa quincaillerie militaire et de sa fougueuse jeunesse pour aller les bombarder, les mitrailler et - les jours de grand ennui - leur faire une démonstration " direct live" du savoir-faire occidental en matière d'interrogatoire musclé.

Cette guerre fait en gros un millier de victimes civiles par an (officiellement recensées, le vrai chiffre on ne le sait pas. La statistique des frappes aériennes ne tient pas compte des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont été tués par des missiles lancés à partir de drones américains Predator de l’autre côté de la frontière du Pakistan), principalement à cause de bombardements un peu à l'aveuglette (c'est bien, les bombardements pour le moral des troupes occidentales : ça évite de voir les yeux des enfants qu'on réduit en bouillie). C'est pour préserver les femmes du risque de "souffrances terribles".

Etant entendu - ça ne se discute même pas - que mourir ou être mutilé(e) par les armes ou les bombes "intelligentes" des libérateurs venus d'Amérique ou de Kleine-Brogel est un sort autrement enviable que d'être confronté(e) aux Talibans, qui sont franchement repoussants avec leurs barbes hirsutes et nuisent gravement au commerce de la société Matel, qui aimerait bien vendre des poupées Barbie aux petites afghanes (surtout celles qui ont encore leurs deux mains, sinon elles peuvent pas ouvrir les emballages compliqués).

Qu'on fasse la guerre sous les ordres de notre suzerain américain, parce qu'on n'a pas vraiment le choix et qu'après tout une fois qu'on a acheté ses avions c'est trop con de ne pas jouer un peu avec et qu'il vaut mieux le faire chez les autres, je dirais presque "passe encore". On ne s'y est pas tout à fait habitués, mais quand même un peu résignés.

Mais qu'en plus on pousse le mépris envers nous jusqu'à essayer de nous faire croire que le sort des femmes, ici comme ailleurs, tient dans les motivations de cette guerre la moindre place, c'est vraiment insultant. Et grotesque.

Alain Badiou, qu'un débat télévisé opposait à Alain Finkielkraut il y a peu, rappelait à quel point l'invocation des "droits des femmes", devenue rituelle pour justifier toutes les agressions, les vexations et les humiliations qu'il est, depuis quelques temps déjà, de bon ton d'infliger aux musulmans, relève de la tartuferie absolue :

La Belgique a fait mieux encore que la France, puisque le droit de vote à toutes les élections n'a été reconnu aux femmes qu'en 1948, et qu'elles n'ont voté aux législatives pour la première fois qu'en 1949. En 1934, pour faire face aux conséquences de la crise économique, tous les emplois publics furent, le plus légalement du monde, réservés aux hommes, et il n'y eut aucune femme dans un gouvernement avant 1965 ! Et encore faut-il noter qu'elle ne fut évidemment nommée ni aux Finances ni aux Travaux publics, mais ministre de la famille et de l'électro-ménager et du logement.

A tout prendre, je préfère encore les déclarations de Denis Ducarme (MR) (que la bienséance, dont on me sait soucieux à l'extrême, m'interdit de qualifier plus amplement ici), qui dit que "la sécurité de l'occident se joue en Afghanistan. Quitter plus vite que prévu ce pays faciliterait le processus de talibanisation". Ce petit côté "choc des civilisations", substitut contemporain de la "guerre froide" qui a largement fait ses preuves en tant qu'épouvantail qui dissuade les prolos occidentaux de trop s'agiter, a le mérite d'une relative franchise, à défaut d'avoir celui d'un minimum d'intelligence.

On pourrait, certes, sans mobiliser outre-mesure ses neurones, objecter à M. Ducarme que ce qui a pas mal favorisé la "talibanisation" c'est le pognon et les armes que la CIA leur a généreusement dispensés quand il s'agissait de faire la guerre aux Russes par fondamentalistes islamiques interposés. Une fois que l'Armée Rouge s'est retirée d'Afghanistan, en février 1989, les Américains se sont, pour un temps, totalement désintéressés de la suite, faisant pour le coup fort peu de cas du sort des femmes afghanes et des "terribles souffrances" auxquelles elles étaient promises. Mais cela conduirait alors - et à quoi bon ? - à rappeler que l'Oncle Sam a pareillement soutenu et financé Saddam Hussein quand il s'agissait d'affaiblir l'Iran, et qu'il fut un temps où Ben Laden lui-même avait son rond de serviette à Langley.

Le 26 septembre 1996, les Talibans prennent Kaboul, sans que cela émeuve spécialement les Américains. Allez savoir pourquoi, leurs premières pensées vont aux champs pétrolifères plutôt qu'aux "souffrances terribles des femmes" à venir :

Responsable de la CIA sur le terrain afghan pendant la guerre contre les Soviétiques (et actuellement voix officieuse de la CIA), M. Michael Bearden rappelle l’état d’esprit régnant à l’époque chez les Américains : « Ces gars [les talibans] n’étaient pas les pires, des jeunes gens un peu fougueux, mais c’était mieux que la guerre civile. Ils contrôlaient tout le territoire entre le Pakistan et les champs de gaz du Turkménistan. Peut-être, pensions-nous, était-ce une bonne idée parce que nous pourrions ainsi construire un gazoduc à travers l’Afghanistan et amener le gaz et les sources d’énergie au nouveau marché. Donc, tout le monde était content. (Pierre Abramovici - "L'histoire secrète des négociations entre Washington et les talibans" - Le Monde Diplomatique janvier 2002)

Ils n'allaient cependant pas tarder à s'intéresser à nouveau à l'Afghanistan :

Accusés d’avoir « laissé tomber » l’Afghanistan, les Etats-Unis, en réalité, s’y sont rapidement intéressés en raison de sa proximité avec la mer Caspienne, censée être le nouvel eldorado des hydrocarbures. Dès juin 1990, créant une foire d’empoigne entre compagnies pétrolières venues de tous horizons, la société Chevron s’implante au Kazakhstan, alors encore soviétique. Les majors font un intense travail de lobbying en recrutant toutes sortes de consultants, parmi lesquels M. Richard Cheney, l’ancien secrétaire à la défense de M. George Bush senior, futur vice-président de M. Bush junior et, le plus actif sans doute, M. Zbigniew Brzezinski, ex-conseiller à la sécurité nationale du président James Carter et consultant chez Amoco, qui sera longtemps le mentor de Mme Madeleine Albright, la secrétaire d’Etat nommée par le président William Clinton en 1997.

De son côté, et pour les mêmes raisons, le Pentagone a déjà commencé à s’implanter dans les anciennes républiques soviétiques : celles-ci constituent des zones de réserves d’hydrocarbures susceptibles de diminuer à terme la dépendance énergétique des Etats-Unis envers les pays du Golfe. Sous couvert de préparation à des interventions « humanitaires » (dont on voit mal ce qu’elles représentent exactement), les Etats-Unis ont signé dès 1996 des accords, baptisés Central Asia Batallion (Centrasbat), avec l’Ouzbékistan, le pays le plus puissant de la région, puis le Kazakhstan et le Kirghizstan. Ces trois pays ont organisé, en 1997 et 1998, des exercices militaires conjoints, et des soldats, notamment ouzbeks, sont allés s’entraîner dans le centre de formation des forces spéciales américaines, à Fort Bragg. Inquiets des développements de cette coopération militaire à leur marche, les Russes y ont envoyé des observateurs dès 1998.

Toute l'affaire ne dégage donc nulle "odor di femina" mais un tenace fumet comparable à celle qui règne, depuis peu, sur le littoral de la Louisiane et de gros paquets de dollars. C'est pour cela, et pour rien d 'autre, qu'on massacre et qu'on torture au nom de la démocratie triomphante. Evidemment, c'est plus "humaniste" de chercher des prétextes féministes. Mais ça m'énerve, et ça c'est pas bien.

Pour conclure, un autre extrait de l'entretien Badiou-Finkielkraut, qui n'a rien à voir [3]. Encore que...


[1] faut-il rappeler que l'histoire des femmes ou des fillettes à qui les Talibans coupent (selon les versions) doigts ou mains parce qu'elles ont utilisé du vernis à ongles est une fumisterie, basée sur un unique rapport remontant à de nombreuses années et reposant uniquement sur une rumeur, répétée amplifiée et déformée à l'envi pour les besoins de la propagande de guerre.
[2] c'est-à-dire de consommatrices de produits que des firmes américaines font produire par des semi-esclaves asiatiques
[3] je ne reprendrai rien des propos de Finkie, parce que si on ne le voit pas agiter frénétiquement ses mains et crisper son beau visage d'imprécateur ça n'a guère de charme. Indépendamment du fait que c'est inepte.

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En bref

Quelle est la différence ?

Quelle est la différence entre:

  • le Sahara
  • la province d'Helmand, située dans le sud de l'Afghanistan
  • les côtes de la Louisiane
?

Je vous le demande...

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Pujadas y a Droit

La pitoyable séance de pédalage dans la semoule télévisée de Sarkozy, face à David Pujadas et, accessoirement aux Français à la veille du 14 juilllet, nous a ramené une cinquantaine d'années en arrière dans l'art de la communication politique.

Pujadas - qui n'a vraiment pas volé sa "laisse d'or" - est une sorte de caricature de Michel Droit. Mais comment expliquer qui était Michel Droit à ceux qui n'ont pas eu la douleur de le voir servir la soupe au Général de Gaulle ?

Le hasard me remet sous les yeux une formule de Hervé Hamon et Patrick Rotman, dans "Les Intellocrates", bouquin paru en 1981 (Ed. Ramsay). Michel Droit y est exécuté en aussi peu de lignes qu'en mérite Pujadas aujourd'hui :

La droite était bête, c'était entendu. Elle en convenait presque elle-même, et Michel Droit , ombre grise aux moisissures vertes que de Gaulle, négligemment, laissait parfois traîner dans le champ de ses caméras, confirmait la règles avec une candide obstination.

Pujadas perpétue cette tradition, sans même avoir l'excuse de ne pouvoir refuser ce service à un homme en qui s'incarne l'histoire de la France éternelle. Il n'a que celle qu'il le fait pour beaucoup plus de pognon, comportement mimétique banal en sarkozye.

Bettancourt la smicarde

C'est d'Ingrid qu'il s'agit, pas de Liliane.

Elle a passé quelque chose comme 6 ans dans la jungle, prisonnière des FARC. N'épiloguons pas sur les conditions dans lesquelles elle avait été capturée. Par charité, oublions qu'elle a chanté les louanges du président Uribe après sa libération.

On vient d'annoncer qu'elle réclame 6,5 millions de $ d'indemnisation à l'Etat colombien, qui n'avait pas été capable d'empêcher cette écervelée dévorée d'ambition d'aller se jeter dans la gueule des FARC pour les besoins de sa campagne électorale.

En Colombie, le revenu moyen* annuel par tête est de l'ordre de 5.000 $. Pour la minorité afro-colombienne, c'est beaucoup beaucoup moins (autour de 500 $ par an selon certaines sources).

Donc, la si merveilleuse Ingrid, dont on nous a chanté les louanges pendant des années, estime que ses six ans de détention "valent" autour de 1.300 ans de salaire moyen en Colombie. Elle estime donc, en gros, que son temps valait environ 217 fois de ce que valait en moyenne celui de ses compatriotes.

Finalement, ce ne serait peut-être pas trop cher payé. Pour qu'elle y retourne pour de bon, dans la jungle.


* se souvenir de la définition scientifique d'une moyenne : c'est quand on a les pieds dans le four et la tête dans le frigo, au milieu c'est confortable.

David Pujadas se fait plaquer publiquement (page people)

Pas de longues phrases : c'est avec une intense émotion que j'ai lu comment David Pujadas, le charismatique "journaliste" du Journal de France 2, s'est fait plaquer (or) en public par une bande de ses admirateurs (?).

Le récit haletant se trouve ICI.

Là, je suis vraiment vraiment triste :-)

On dit que les meilleurs partent les premiers.

Et voilà que cette ordure crève à 94 ans !

La mal nommée sagesse populaire s'est encore une fois bien payé notre fiole !

Convenances

Gros émoi chez nos commentateurs politiques d'élite (on en parle même sur France 2 !) : Bart De Wever s'est présenté chez le roi sans cravate !

Nooooooooooooooon ? Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !


"On ne peut que constater que dans l'histoire, les Saxe-Cobourg étaient contre chaque mouvement d'émancipation : émancipation flamande, sociale, ouvrière, éthique,... ils  étaient toujours contre. Donc je ne vois pas pourquoi ce serait mon ami", avait expliqué De Wever à propos d'Albert II voici quelques mois à la RTBF.

On devine donc qu'en fait il a plutôt envie de lui montrer son cul que sa pomme d'Adam.

Ce sera sans doute pour la prochaine fois. Espérons.

Voilà comment on récompense la conscience professionnelle des militaires

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un militaire de carrière, âgé de 50 ans à une peine de 40 mois de prison avec sursis probatoire pour des faits de viols et de coups commis sur sa compagne handicapée.
 
La victime, qui ne se déplace qu'en chaise roulante, avait révélé les faits en septembre 2008. Elle a fait part aux enquêteurs de plusieurs scènes violentes et de relations sexuelles imposées par son compagnon. Elle a fait état entre autres de pénétrations avec des bijoux ou de relations qui avaient eu lieu sur le lit d'hôpital juste après une opération.

Le prévenu, militaire de carrière depuis 32 ans, avait été incarcéré durant deux mois. Il avait avoué les faits devant les enquêteurs et la juge d'instruction. Mais, à l'audience, il était revenu sur ses déclarations.
 Le parquet avait requis une peine de cinq ans à l'encontre du prévenu pour son "caractère dominateur, pervers et sadique".

Le tribunal a donc été relativement clément. C'est vrai qu'il faut le comprendre, ce pauvre type : ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu de vraie guerre par ici, et à son âge on ne l'enverra plus en Afghanistan. Comment veut-on qu'il s'entraîne dans des conditions réalistes ?

Les raisins de la colère

La police a été appelée jeudi matin au magasin Carrefour de Coxyde parce qu'un homme de 75 ans avait goûté des raisins dans le rayon fruits et légumes. Il en a mangé trois, selon Het Laatste Nieuws.

Ce sont des clients charitables, choqués de voir qu'un vieux peut impunément manger trois raisins et s'en tirer, qui ont appelé la police une fois hors du magasin.

Le vieux monsieur a été autorisé à quitter le magasin après avoir payé 50 cents pour les raisins avalés.
Il aurait mieux fait de les vomir ou de les chier.

Faux naïf

La Commission qui traite les plaintes pour "abus sexuels dans la relation pastorale" se demande pourquoi il n'y a quasiment pas eu de plaintes avant l'affaire concernant l'ex-évêque Roger Vangheluwe.
 
"Notre première tâche est la prise en charge des victimes, mais nous nous exprimerons aussi sur les responsabilités", explique Peter Adriaenssens, le président dans la Commission, mercredi dans De Standaard et Het Nieuwsblad.
 
"Quand on a 400 dossiers, on ne peut que se demander pourquoi une série de mécanismes de protection n'ont pas fonctionné", indique-t-il.

Mais ils ont très bien fonctionné, au contraire ! Pas au bénéfice des victimes, c'est entendu. Mais pour ce qui est de fonctionner, les "mécanismes de protection" ont admirablement fonctionné. 

Nous sommes cernés

Le dernier film (en date) de Romain Goupil s'appelle "Les mains en l'air".

On lit et on entend, ici et là, que c'est un bon film (d'aucuns disent "un joli film", ce qui déjà incite à un peu de méfiance).

J'ai pas compris tout de suite : "Les mains en l'air" , par Romain Goupil, j'ai cru que ça ne pouvait parler que de l'invasion de l'Irak par les armées U.S. et quelques uns de leurs alliés. Romain Goupil, à l'époque (2002-2003), avait manifesté sa vive satisfaction de voir ainsi que la civilisation occidentale était vaillamment défendue. Elle l'était d'ailleurs depuis des années, puisqu'il faut rappeler que cette invasion n'était que l'apothéose de dix ans d'embargo qui avaient provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes (des pauvres et des gosses en majorité, comme de bien entendu) et de bombardements incessants.

J'oubliais qu'en 2004 Romain Goupil avait changé d'avis à propos de l'Irak et se lamentait sur les monceaux de cadavres et de ruines que ses anciens amis G.W. Bush et T. Blair (entre autres) avaient semés. En 2004, Romain Goupil était d'avis qu'on ferait mieux de s'occuper du cas de Cuba...

Alors, "les mains en l'air", ce serait en fait "manos arriba compadre" ? Je n'y étais pas du tout non plus.

"Les mains en l'air", ça parle des enfants de "sans papiers" dans la France de Sarkozy, où il arrive que des gosses sautent par la fenêtre pour échapper à une rafle.

Sur le site des Inrocks: "Comment vivent les enfants de sans-papiers ? Dans quelle peur ? Cinéaste en colère, Romain Goupil s’est entouré d’écoliers pour raconter une histoire d’expulsion dans un film survolté et quand même joyeux". 

Grosse audace : Goupil a confié le rôle de la "bonne conscience indignée" à la soeur de Mme Sarkozy, et qu'au début du film (qui se situe en 2067)la narratrice dit "je ne me souviens plus qui était Président de la République en 2009" !  Nooooon ? Siiiiiiiiiii ? Paraît que c'est un clin d'oeil.

Mais ça enlève beaucoup de réalisme au récit, car le nabot-léon élyséen est quand même inoubliable. Contrairement au cinéma de Romain Goupil.

J'oubliais : proportionnellement à sa population, la France-de-Sarkozy expulse moins de "sans papiers" que la Belgique. Mais il paraît qu'un "socialiste" tient la corde pour devenir le prochain premier ministre. Donc ça va sûrement s'arranger.

Monotone

Mardi, le profil Facebook de Didier Reynders a été piraté. Des rigolos avaient remplacé sa photo par celle de Michel Daerden.

Ce n'était pas une preuve de la grande compétence du dit ministre des Finances en matière informatique (ou alors dans le choix de ses collaborateurs, ce qui est plus grave).

Mais bon, c'est arrivé à de moins cons que lui, on n'allait pas en faire un plat. Un nouveau mot de passe, des options de sécurité un peu plus précise, et c'est reparti.

Mercredi, tout s'est bien passé. Les 4997 "amis" de Didier ont passé une bonne journée (à condition de ne pas avoir lu les sondages pré-électoraux).

Jeudi : c'est la cata ! Le profil Fabebook de Reynders est à nouveau piraté, il râle et dépose plainte à la Computer Crime Unit.

On me dit que l'ancien mot de passe était "taxonweb", et qu'il avait été remplacé par "interetsnotionnels". Mais comment ils ont fait pour le trouver, ces méchants pirates ?

Baffes dans la gueule

Selon le très distingué Avigdor Lieberman, "les innombrables gestes de bonne volonté d'Israël envers les Palestiniens ne sont récompensés que par des baffes dans la gueule" (traduction libre mais qui me semble correspondre au personnage qui les tient ICI).

Si c'est vrai, peut-être que finalement l'Autorité Palestinienne n'a pas, contrairement aux apparence, complètement perdu toute dignité.

Nous voilà rassurés

Guy Quaden, le gouverneur de la Banque Nationale, accessoirement le "banquier central" le mieux payé du monde (question de standing pour un pays de 10 millions d'habitants surendetté) affirme que "la zone Euro ne va pas éclater".

Il est même positivement ra-vi de la crise actuelle : "J'ai confiance dans le pouvoir des crises" car "après la crise, les gens sont généralement prêts à mettre en oeuvre les réformes qui sont nécessaires".

Voilà, voilà, voilà !  Une bonne petite crise, quelques frissons comme on n'en a même plus au cinéma, et après les gens seront rai-son-na-bles et ils avaleront sans faire la grimace la bonne potion des Dr Trichet et Strauss-Kahn ! Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine ou d'avoir la guerre, non ?

Les Etats-Unis viennent d'accorder à des millions de leurs citoyens une couverture santé obligatoire MINIMUM et sans faire trop de peine au secteur privé. Le mot important, c'est MINIMUM. Et il y a "privé", aussi. Maintenant, faut que les pays européens s'alignent, et pas seulement pour les soins de santé, aussi pour la "couverture chômage", pour les pensions, pour la "flexibilité du marché du travail" (autrement dit la précarité de l'emploi),... Minimum et privé, c'est de ça qu'il s'agit.

C'est ça, le bon côté de la crise grecque : si tout va comme prévu les électeurs des pays riches vont tendre la croupe et supplier qu'on le leur donne, le suppositoire des "réformes".

A propos des paroles rassurantes de Quaden, ça me rappelle vaguement quelque chose. CLIQUEZ ICI.

Hélas

L'ennemi mérite davantage qu'un haut-le-coeur passager - un effort d'attention et de pensée.

Alain Brossat - "Bouffon imperator" - p.43

Vraiment, ces mecs du Hamas, y sont pas croyables !

Mahmoud Zahar, haut responsable du Hamas, ne participera plus aux négociations avec Israël au sujet de la libération du soldat Guilad Shalit. Il est fâché. Vraiment fâché.

Selon lui, le gouvernement israélien ne tient pas ses engagements. C'est ce qu'il a expliqué au magazine allemand Der Spiegel : "Quand Netanyahou a présenté les conclusions des négociations à son gouvernement, j'ai été beaucoup critiqué par mon organisation. Pas question de continuer à jouer aux 'gamineries' israéliennes", dit-il.

Franchement, ces types du Hamas exagèrent. C'est bien la première fois que quelqu'un accuse Israël de ne pas tenir ses engagements ! Si les dirigeants israéliens se conduisaient comme des fils de p.... (soit dit sans offenser cette honorable profession), on en aurait entendu parler, non ?

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